Ils kloutent donc ils sont (influents) ? Doit-on enfoncer le klout dans la plaie ?

La semaine dernière, Le Vif L’Express publiait donc ‘son classement – cuvée 2013’ des Top 100 francophones les plus influents sur les réseaux sociaux, par Ettore Rizza. (Classement actuellement disponible aux abonnés en ligne ou dans la version papier n°9 – 31 année, du 1er au 7 Mars 2013).

(Pour rappel, le classement cuvée 2012 est disponible en ligne).

Le moins que l’on puisse dire c’est que l’exercice est périlleux, voire casse gueule pour celui qui tentera de consolider un classement.

Ce top 100 livre donc une liste somme toute discutable à plus d’un titre. Loin de moi l’idée de polémiquer ou de faire la moue car mon pseudo twitter n’y est plus repris mais je voulais réfléchir à quelques questions ma foi légitimes.

L’adage confirme que la critique est aisée, l’Art est difficile. Je n’ai pas de diplôme de journaliste ni d’investigation mais les points suivants m’interpellent :

Définition

Tout d’abord, il conviendrait de mettre tout le monde d’accord en rédigeant un préambule contenant les ‘terme de références’ (TOR). Ce préambule définirait d’abord ce que sont les réseaux sociaux. Peut-on s’arrêter aux médiaux sociaux ‘classiques’ tels que Facebook ou Twitter ?

Ensuite, il conviendrait de définir, sans jouer sur les mots, la définition d’influence. Parle-t-on de la côte de popularité ou … ? En quoi le compte par exemple de Justine Henin (130 tweets) influence-t-il la communauté et/ou la twittosphère ?

Merci à @Antitrope  et @caro_bxl pour mettre en avant la définition de la théorie et/ou définition de l’Influence de Robert Dahl.

Caroline résumera en ce tweet : “Influence de A sur B = capacité de A à faire changer B d’avis”.

La définition n’est point aisé et serait  donc, pour moi, le premier pré-requis pour aller de l’avant et étayer les fondations pratiques et/ou scientifiques du classement à établir.

Peut-être déjà un élément de réponse dans l’étude : Technorati Media 2013 Digital Influence Report ?

Méthodologie

Ensuite, l’on peut légitimement challenger la méthodologie utilisée.

D’abord, pourquoi faire une confiance quasi aveugle aux algorithmes de Klout ? Klout a déjà fait beaucoup parler de lui, au travers des dernières années.

Par exemple dans certains blogs dans lesquels les auteurs indépendants mettent en xergue que Klout n’est pas digne de confiance et/out fiable. Un exemple parmi tant d’autres : Luke Stokes ‘Don’t trust klout’.

Klout consolide les présences et activités des utilisateurs qui ont daignés lier leurs différents comptes ‘médias sociaux’ (Instagram, Facebook, Twitter etc.). Au début de son apparition, il n’était pas rare de se voir attribuer des Klout +, une sorte de reconnaissance dans un domaine bien précis, par la communauté. Au fil du temps, ne voyant pas l’intérêt pour un tel outil et surtout las d’avoir des demandes de ‘reconnaissance’ sociale, la plupart des utilisateurs ont abandonné l’outil et dénigré l’attribution de ces Klout +, du moins dans la sphère directe. Ce qui a pour conséquence de donner des indices Klout peut révélateur pour la communauté. Donc la plupart de la communauté trolle Klout et son utilisation et de s’y reconnait pas pour y trouver ses influenceurs.

Aussi, sans vouloir dénigrer le travail ni les intentions de Vincent Battaglia, baser le classement ‘purement et simplement’ sur le listing ainsi ‘pondu’ par Vincent et ainsi récolté semble un peu facile de la part des journalistes.

Où est le travail journalistique de fond, qui voudrait probablement que l’on trouve une clé de pondération ? Le classement 2012 avait au moins le mérite de se baser sur Klout ET sur PeerIndex et de donner une sorte de moyenne.

Je m’étonne aussi de la facilité déconcertante à trouver les utilisateurs uniquement francophones. Il est déjà très difficile d’identifier les influenceurs belges alors identifier uniquement les francophones (doit-on inclure les Bruxellois et les belges expatriés ?), relève quasi de la mission impossible. Le Data Mining est bien accessible au travers d’une myriade d’outils mais qui sont payant. Il y a aussi débat quant aux utilisateurs qui rédigent leur biographie en Anglais, plus facile pour correspondre et s’ouvrir au monde des médias sociaux, ou ceux qui communiquent en plusieurs langues. Certains utilisateurs ont l’air d’avoir été sacrifiés car ne répondant pas aux critères ‘linguistiques’.

Un outil payant n’est pas pour autant la garantie d’un résultat éloquent non discutable. L’interprétation des chiffres et des interactions restera toujours discutable.

Outils

Les analyses professionnelles de ce genre de classements sont à prendre avec les précautions d’usage. Tout néophyte voire professionnel du secteur a bien du mal à pouvoir interpréter et comprendre l’interprétation des chiffres puisés dans les médias sociaux.

il existe une myriade de produits et sociétés fournissant ce genre de service.

Par exemple (liste non exhaustive):

J’eusses aimé que la rédaction du Vif L’Express pousse davantage ses investigations en recoupant l’information pour ‘sa’ liste de Top 100 influenceurs francophones, en regardant le positionnement de ceux-ci au travers d’autres prismes, d’autres applications.

Typologie

La typologie de l’article fait aussi sourire. L’on parle de célébrité (figure dans le top 10000 des recherches sur klout), Info (partage des informations exclusives ou pas), Commente (Donne volontiers son avis sur l’actualité), Echange (dialogue régulièrement avec ses contacts), Blague (Possède une bonne dose d’humour, plus ou moins raffiné) et Auto promo (Evoque souvent ses activités privés ou professionnelles).

Sur la théorie, je ne vois pas de problème majeur. Quant à leur affectation à chaque utilisateur, sur quels critères doit-on se baser ? Est-ce que l’ensemble des tweets ou autres ont été décortiqués et analysés ? Que je sache, il n’y a pas de mot dièse (hashtag) attaché à chaque tweet pour tweet commenté, tweet rigolo etc. De temps à autres, l’auteur fait la part des choses et ajoute ‘auto promo’.

Je m’étonne au passage que certains utilisateurs tels que Adrien Devyver, Daniel Gagnon, ne sont pas ‘labellisés’ auto promo, ce qui est somme toute normal vu leurs activités professionnelles.

(Tentative de) Conclusion

En conclusion, on notera que le fond et la forme pour obtenir un tel classement est largement discutable et probablement très peu fiable. Les définitions de base et la méthodologie étant le point faible de ce genre de classement.

Gageons aussi, que la compilation de ce classement semble de l’extérieur ‘facile’ car pas vraiment une réflexion de fond ni de remise en question.

Il aurait été judicieux de le faire ‘valider’ ou de le faire revoir par la communauté elle-même. Après tout, la communauté ne se régule-t-elle pas elle-même ?

Il manquera, des ‘incontournables’ de la twittosphère belge, tels que

par exemple…

De toute manière, peu importe le classement établi, peu importe les outils et la méthodologie utilisée, il sera toujours discutable car trop subjectif et peu lisible en terme d’interprétation des chiffres.

La seule plus value d’un tel classement est peut-être d’avoir relancé le débat sur les manières d’identifier les ‘influenceurs’ ou comment tirer parti des nouvelles technologies et des réseaux sociaux.

Ce classement donnera, sans surprise pour moi, une indication subjective de la twittosphère belge, sans plus.

Ce soir, lundi 4 Mars 2013, à 18h, VIVAcité – A vos Posts abordera ce sujet. Vous pouvez prendre part au débat notamment via twitter en utilisant le hashtag (mot dièse) #vivaavp.

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout. Pardonnez mon orthographe comme je pardonne la vôtre. Et surtout n’enfoncez pas le Klout dans plaie.

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Les citations, remarques, observations et autres que je retiens du Roman ‘Troisième Humanité’ de Bernard Werber.

Couverture du roman 'Troisième Humanité' (c) Bernard Werber

Couverture du roman ‘Troisième Humanité’ (c) Bernard Werber

Comme chaque Octobre, Bernard Werber nous a offert son dernier roman ‘Troisième Humanité’ (extrait du site officiel, synopsis du roman) :

« Nous sommes à l’ère de la deuxième humanité.

Il y en a eu une avant.

Il y en aura une… après.

En Antarctique, le paléontologue Charles Wells et son expédition découvrent, tout au fond d’un lac souterrain, les restes de squelettes humains d’environ 17 m.

A Paris, son fils David Wells voit son projet d’étude sur le rapetissement humain sélectionné par un tout nouveau programme de recherches consacré à “l’évolution future de l’humanité”.

Le premier a trouvé l’ancienne humanité, le second entrevoit la prochaine humanité, mais ils sont loin encore de savoir la vérité.

C’est grâce au soutien et à la passion amoureuse d’une femme, Aurore Kammerer, spécialiste dans la connaissance des Amazones, que sera révélé le plus surprenant des secrets et réalisée la plus folle des expériences, modifiant à jamais l’avenir des générations futures. »

Je vous laisse laisse juge d’apprécier ou non Bernard Werber ainsi que son dernier roman. Libre à vous de le lire. Toutefois, tout au long de cette lecture passionnante, je voulais partager avec vous les citations, remarques, observations et autres telles que reprises toute au long de cette aventure. Ces interprétations peuvent être personnelles mais peut-être les partagerez-vous ou alors cela nous aidera à commencer la conversation.

Les citations, remarques,  observations et autres telles que reprisent sont mises en couleur et en italique tout au long de ce texte.

La première définition qui m’interpelle commence à la page 37 ‘Le principe même de l’évolution repose sur une succession de catastrophes qui forcent une espèce à muter’.

Féru de médias sociaux depuis mon inscription sur twitter en Septembre 2008, je ne peux m’empêcher de remarquer à la page 46 que Bernard Werber intègre à présent cette dimension dans ses romans : ´Elle tripote en permanence son smartphone, semblant y lire les messages qui s’y succèdent.’

Bernard Werber @Werbernard sur twitter se définit comme ‘fourmi tweeteuse debutante’. Il totalise au 1er Novembre 2012 104 tweets, suit 125 personnes et a 5352 abonnés.

Je ne puis le cacher, je suis un grand fan du projet ‘Solarimpulse’ initié par Bertrand Piccard (Twitter @bertrandpiccard) et André Borschberg. D’où ma question à la page 55, en mentionnant le ‘Papillon des étoiles’ Je me demandais si Solarimpulse pouvait être considéré comme le nouveau lépidoptère ou une nouvelle génération mutante ?

A la page 60, je vois un clin d’œil fortuit à Jacques Mercier (Figure publique belge, ancien présentateur à la télévision belge (RTBf) et grand amateur de mots) lorsque Bernard Werber fait allusion au professeurs Mercier : ‘David reconnaît le professeur Mercier qui présidait le jury’. Le Professeur Mercier est en fait une dame dans ce roman.

A la page 61, allusion et faite à l’or noir que l’homme poursuit sans cesse pour l’extraire : ´S’ils savaient que ce qu’ils appellent pétrole sert de support privilégié à ma mémoire’.

A la page 63 j’apprécie cette citation reprise par le personnage de Monsieur Wells : ‘Mon père disait – toute erreur assumée devient un choix artistique’. Je trouve cette idée d’assumer ses erreurs pour les muer en choix artistique somme toute éloquente.

A la page 73, reprenant Monsieur  Wells citant son père ´Ce sont les rêves d’aujourd’hui qui créeront l’humanité de demain’, je ne peux m’empêcher de penses à mes propres enfants Collin et Julian (ici avec André Borschberg et Bertrand Piccard lors de leur visite à Bruxelles en Mai 2011) ainsi qu’au formidable challenge et remise en question que nous apporte notamment le projet de Solarimpulse.

Les hasards de l’actualité où les belges étaient appelés aux urnes le 14 Octobre 2012, avec les cousins américains qui suivront le 6 Novembre 2012 me font savourer la citation reprise à la page 84 ‘Preuve qu’au moment où les électeurs votent, ils savent inconsciemment que les mesures qui leur ont fait choisir un candidat ne seront jamais appliquées’. Plus qu’une illusion, ce n’est pour moi que la dure réalité inévitable de tout ce show politique somme toute inutile et si inefficace.

J’aime m’approprier les romans avec mes propres expériences, consciemment ou inconsciemment. L’action de roman à la page 88 me ramène à ma propre réalité : ‘Mon Charly ne méritait pas ça. Il l’étreint fermement, rassurant : Personne ne mérite de mourir, maman.’ Réalité qui est fait du départ inopiné de ma Maman à presque 52 ans, un triste vendredi 13 Octobre 2000… d’une hémorragie cérébrale, elle-même suite ou conséquence de cette exécrable maladie de Waldenström.

J’ignore pourquoi mais quelque part j’apprécie la dimension ‘académique’ du roman, reprenant des citations ou des mythes grecs, tels qu’à la page 90 ‘Dans la mythologie grecque, les géants étaient nés sur la Terre du sang d’Ouranos’.

A nouveau, la fiction rattrape la réalité… Si c’est un fait déjà bien connu, qui malheureusement n’a pas l’air de faire changer nos politiques, nos politiciens, nos industriels ni nos propres habitudes, il est à nouveau introduit dans le roman à la page 93 ‘Le problème c’est que si l’humanité et la consommation augmentent, et si l’économie est en croissance, la planète en revanche ne l’est pas. Les réserves de matières premières, d’air pur, d’eau potable, ne sont pas extensibles à l’infini.’

Ditto ‘Fanfan la Tulipe’ : ‘L’expression est heureuse’. Bernard Werber introduit la notion de ‘Parthénogenèse de machines’ à la page 97. Je nous revois dans le premier Matrix des frères Wachowski.

L’actualité du moment me fait à nouveau penser ou ‘poker’ sur ces deux initiatives : Planet Solar : Bâteau solaire et Solar Impulse, avion solaire prototype (HB-SIA), à la page 99 poke ‘Par la lumière. C’est un voilier solaire qui est poussé par les rayons lumineux des étoiles. C’est une énergie faible mais le Papillon des Etoiles 2 est pourvu de voiles d’une surface égale à celle de tout le continent australien !’

Toute comme la citation à la page 99, celle de la page 100 ´C’est comme une bouteille à la mer. Au moins ce projet a le mérite d’exister’ me rappelle à ces projets et ces visionnaires qui tentent d’influer sur notre futur ô combien pessimiste.

J’aime assez les différentes pistes de réflexions ‘canalisées’ en différentes ‘visions du futur’. J’abonde dans l’idée de la huitième ‘vision’, telle qu’introduite à la page 104  ‘7 projets d’évolution liés à 7 visions du futur. Mais il en manque une 8 : la voie où l’humanité se réconcilierait avec la Terre’.

La difficulté est tellement évidente et problématique que je ne peux qu’être d’accord avec la déclaration de Bernard Werber reprise en page 104 : ‘Même nos soi-disant écologistes ne songent pas à proposer un contrôle de la croissance démographique. Ce sujet est tabou alors que ce serait le seul acte d’intégration réellement harmonieuse au milieu dans lequel ils vivent ‘.

Féru d’écologie comme tout citoyen ‘normal’, tenter de consommer ‘responsable’, de recycler, d’inculquer des valeurs plus respectueuses de l’environnement à nos enfants, je tombe d’accord avec la déclaration en page 104 ‘Les écologistes n’ont pas compris cette règle de base : tout d’abord maîtriser la quantité et ensuite seulement améliorer la qualité´.

A l’heure de la Mondialisation, des smartphones à la mode, des gadgets derniers cris, des écrans plats etc, cette constatation à la page 120 ‘Oui, c’est toujours pareil avec vous les Occidentaux, vous voulez bien consommer mais pas savoir d’où ça vient’ est tellement vrai.

La citation de la page 127 est éloquent : ‘Je crois qu’on fuit le vieux monde connu. Et je n’ai vu nulle part ailleurs un ciel aussi clair avec d’aussi jolies étoiles filantes.’

J’ignore si le corps professoral et/ou académique sera d’accord avec cette constatation mais je pense que Bernard Werber est proche d’une certaine vérité, telle que décrite à la page 130 (..) ‘Internet, en offrant en permanence l’accès à toutes les réponses, érode la capacité de concentration et de réflexion notamment chez les jeunes. Savoir que l’information est à disposition sur une machine incite les gens à ne plus mémoriser’.

Le vieil adage comptable ‘on peut faire dire n’importe quoi à des chiffres’ reprend du service, à peine modifié à la page 132 ‘On peut faire dire ce que l’on veut à ´’importe quel livre.’ Plus sérieusement, ça devrait être une évidence quand on voit les différentes interprétations des livres religieux et que l’on constate l’étendue des querelles si pas des guerres menées depuis des centaines d’années.

Me voilà visuellement en train de revoir inconsciemment ‘Butch Cassidy & the Sundance Kid’ dans la scène finale du non moins célèbre western, lorsque Bernard Werber reprend les paroles des Doors à la page 133 : ‘Les paroles de Jim Morrison lui reviennent à l’esprit. -Here is the end, my beautiful friend. Of our elaborate plan. The end.-‘

Je me demande si Bernard Werber se délecte en nous baladant au travers de sa bibliographie mais en tout cas personnellement je me réjouis du souvenir des Fourmis avec un saut dans la passé, en 1991 grâce à la citation de la page 134 ‘Ce n’est pas minéral, c’est animal. Ce sont des fourmis’.

Une autre réflexion et/ou dimension philosophique reprend le dessus quand la Terre se pose des questions : page 141 (..) ‘Je suis vivante et je suis pensante. Pour me protéger, il faut inventer des êtres qui soient comme moi : vivants et pensants. Comment inventer une autre vie que la mienne ?’

Si seulement le bon sens pouvait l’emporter, en se basant sur l’évidence même, illustrée à la page 160 ‘Le racisme est scientifiquement stupide. Le fait de naître dans une famille ou un pays est uniquement lié au hasard et déconnecté de tout mérite personnel. Comme la beauté.’

J’ignore si Bernard Werber tance à dessein ses concitoyens mais je pense que cette constatation est d’application pour l’ensemble de la population dite ‘industrialisée’ : page 164 ‘Vous les français, il vous en faut peu pour vous effondrer. Vous êtes bien douillets. Et puis vous aimez les routines. Il faut que demain ressemble à hier, sinon vous êtes perdus.’

A l’ère de l’ “über-communication” et de l’avènement des nouveaux canaux de communications tels les médias sociaux, l’observation de Bernard Werber est ‘une flèche en pleine cible’ : page 190 ‘Il ne suffit pas de créer l’outil de communication, il faut aussi … L’utiliser dans les deux sens’.

Ne dit-on pas que nous sommes tous par définition ‘résistants au changement’. L’observation à la page 191 ‘(les hommes) ‘Par habitude, ils continuent de reproduire les mêmes schémas que leurs parents. Ils vivent dans le culte du passé. Mais si leurs ancêtres étaient si doués, ils ne leur auraient pas laissé une situation comme celle-là’ met en exergue les mêmes schémas d’erreurs. A croire que tout l’humanité se complaît dans ces schémas rassurants mais ô combien désastreux.

Ce constat est encore plus vrai une fois que l’on devient parent : page 191 ‘Ils faut qu’ils (les hommes) arrêtent de vouloir rendre des comptes à leurs parents et qu’ils aient maintenant envie de rendre des comptes à leurs enfants.’ Le proverbe indien ne dit-il pas que ‘Nous n’héritons pas la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants.”

Lorsqu’à la page 192 Bernard Werber décrit la scène suivante : ‘Ils entrent dans une clairière dominée par un unique Grand Arbre’. J’ai tout de suite pensé aux ‘esprits’ et l’arbre sacré immense, le Kelutral, dont la cime atteint 325 mètres dans le film Avatar.

Il semble que ces ‘vieilles habitudes’ ne perdurent que dans de très rares contrées et tribus… de plus nous sommes trop nombreux pour que Mère Nature ne prenne ou n’aie le temps de se régénérer. A la page 193 Bernard Werber met en exergue le respect de la nature par une population déterminée : ‘Nous nous déplaçons quand il n’y a plus de gibier. Nous n’abîmons pas la forêt’.

A la page 193, ladite leçon est somme toute peu ou plus applicable à nos habitudes de vies actuelles : ‘Voilà la leçon des fourmis : déplacer la cité pour ne pas épuiser le sol.’

A la page 193 une nouvelle observation éloquente : ‘Que vous le vouliez ou non, l’influence du milieu est plus importante que l’influence des gènes.’

C’est toujours agréable d’apprendre de nouveau mot, tel que l’introduction de ce nouveau mot à la page 201 ‘Cela se nomme la mithridatisation’.

{La mithridatisation ‘consiste à ingérer des doses croissantes d’un produit toxique afin d’acquérir une insensibilité ou une résistance vis-à-vis de celui-ci. Une application médicale actuelle est la désensibilisation spécifique à un allergène, par exemple le venin des Hymenoptera’, telle que décrite dans la définition de Wikipedia (source non officielle de définition mais qui permet déjà de donner une idée).}

A la page 214, l’observation ‘Décidément, l’expérience ne sert à rien. Les erreurs se reproduisent, à peine séparées par le temps que nous mettons à les oublier’ est hélas vérifiable tous les jours à l’ouverture du journal télévisé, reprenant tous les méfaits et malheurs du monde.

J’aime assez cette philosophie de vie telle que reprise à la page 234 ‘Soit le changement que tu veux voir dans le monde’. (Phrase que lui avait apprise son père et qu’il attribuait à Ghandi). Soyons l’acteur du changement, soyons pro actifs et tentons de changer le cours des choses.

Une fois n’est pas coutume, tel Astérix & Obelix en Corse (planche 18, case 8) ‘Felix qui potuit rerum cognoscere causas’ (‘Heureux celui qui a pu pénétrer les causes secrètes des choses’), Bernard Werber introduit une citation latine ma foi ambitieuse à la page 244 ‘Ad augusta per angusta’ (Vers des résultats grandioses par des voies étroites).

Ne dit-on pas que ‘L’on voit la paille dans l’œil du voisin mais pas la poutre dans le sien’, somme toute presque une variante de la citation reprise à la page 267 ‘On reproche toujours aux autres ses propres faiblesses’.

Un nouvelle étape ‘vocabulaire’, telle qu’illustrée à la page 268 ‘Maintenant je suis convaincu que nous ne devons pas nous défausser’. Défausser : verbe signifiant : 1.redresser (ce qui a été faussé), 2.(figuré)se débarrasser de quelque chose, 3.(technique) se débarrasser d’une carte.

Nouvelle tentative d’impulser un souffle nouveau, d’achever de convaincre la lecteur quant à notre futur. Page 268 ‘Ne pas participer à la création du monde futur, c’est condamné à le subir’.

En effet, si nous comptabilisons et consolidions la somme des connaissances et des expériences passées de nos propres vie et nos propres ancêtres, la définition de la page 269 ‘Nous sommes déjà “Les survivants de toutes les erreurs de nos ancêtres’ pourrait s’avérer juste.

‘Une existence complète n’est qu’un lent et progressif dépouillement. A chaque perte, correspondent un traumatisme et un gain d’autonomie.’

Tout au long du roman, les lois de Murphy font la part belle aux citations. Une de mes préférées est reprise à la page 318 ‘La Seule science parfaite est la sagesse rétrospective’ (Murphy’s law).

Féru de films, la citation de la page 320 ‘Ceux qui échouent trouvent les excuses, ceux qui réussissent trouvent les moyens’ est probablement une vérité avérée mais elle me rappelle surtout la réplique de Sean Connery  (John Mason) dans ‘The Rock’ : « Your “best”! Losers always whine about their best. Winners go home and fuck the prom queen.” Une vrai source d’inspiration quotidienne pour se “dépasser”.

Il est ‘interdit d’interdire’ mais le fait est que la remarque de la page 343 ‘Plus c’est interdit, plus c’est existant, concède l’homme, philosophe. On devrait tout interdire pour tout apprécier’ n’est pas dénuée de vérité somme toute relative.

Pour peu, je m’attendrais à attendre une réplique de HAL-9000 dans l’Odyssée de l’Espace, en lisant ce contre théorème à la page 365 ‘Je suis le fruit d’une conjonction de hasards extraordinaires mais tellement improbables qu’ils sont uniques et non reproductibles.’ 

Une autre manière de lire notre code ADN ou la somme des acquis tout au long des vies précédents ? Citation de la page 371 ‘Tout est en nous. Nous savons déjà tout. Le sens d’une vie est justement de se rappeler qui nous sommes vraiment.’

Au risque de se lasser, je vois à nouveau Bertrand Piccard (je venais de terminer son livre ‘Une trace dans le ciel’ à la page 399 tout en lisant la déclaration ´Il faut voir notre pays comme une mongolfière qui doit s’alléger pour s’élever, a dit le président’. (note français dans le roman).

Chaque individu, chaque famille as ses propres histoires mais la réflexion de Bernard Werber à la page p402 ‘Avec ses parents… ce n’est jamais complètement coupé. Tant qu’ils sont vivants, il reste un espoir, et quels qu’ils soient, on a envie de leur pardonner’. Il se reconnaîtra – A bon entendeur, Salut !-

Loin de moi l’idée d’être obnubilé par des projets, des illustres personnages visionnaires mais force est de constater que l’invitation de la page 406 ‘Tu dois continuer à chercher, à comprendre comment évolue le monde. L’enjeu dépasse nos infimes vies.’ devrait en fait être une philosophie commune à chaque individu.

Les quelques lignes de la page 411 font le part belle aux comptes à rendre à la nouvelle génération : “Nous avons des comptes ) rendre à nos enfants pas à nos parents.” Une autre évidence interpelle : “Nos parents se sont trompés, poursuit-elle. Aujourd’hui, nous payons pour leurs erreurs, ce n’est pas pour les reproduite à l’infini”.

A nouveau les lois de Murphy font surface. Une autre de mes favorites à la page 424 ‘Loi 69 : Les missions complexes ont des solutions simples.’

Toujours dans la lignée de changer le futur, d’être à l’affut d’un changement radical pour épargner la Mère Nature, c’est le mot clé ‘Métamorphose’ qui fait surface à la page 456 : ‘La métamorphose…, voilà qui pourrait être une nouvelle ambition pour notre espèce, poursuit-il.’

J’aime à penser à la page 482 que mon homonyme a raison :C’est Martin qui complète à sa place. -L’homme ne peut pas vivre sans une dimension imaginaire. Le besoin de croire est inversement proportionnel au besoin de vérité.’

Le manque ou la définition du manque d’initiative est repris en page 499 : ‘De nouveau, les mots de la déesse Natalia lui reviennent en mémoire : “Avant vous, nous avons utilisé pour des missions similaires des singes dressés et des robots programmés. Les deux ont échoués car ils manquaient d’initiatives adaptées aux imprévus.”‘ C’est ce qui fait notre réussite selon le personnage : “Improviser, écouter votre intuition, gérer les évènements nouveaux avec sang-froid et en pesant instantanément le pour et le contre avant de prendre une décision’.

Une évidence que peut-être bien des entrepreneurs, des étudiants ou juste des gens comme  vous et  moi partagent lors de la réussite. Page 507 ‘C’est étrange de réussir, énonce-t-elle. Je crois que nous sommes toujours préparés à l’échec, le succès a quelque chose de déconcertant’.

La terre concluant, au terme d’essais et de tentatives à la page 510 “J’avais inventé la vie”.

Introduite à la page 521, l’équation de Drake concernant  la probabilité de vie extraterrestre. Je vous invite en appendre plus dans l’encyclopédie 188. Vous pouvez déjà commencer à lire la description telle que renseignée sur le site de Wikipédia.

Je me souviens de ma première rencontre avec les citations de Jonathan Swift, sur l’armoire de la cuisine de ma Maman, parmi d’autres citations : ‘Rien n’est constant dans ce monde que l’inconstance’ . C’était une coupure de la petite gazette quotidienne du journal ‘Le Soir’. A la page 546 Bernard Werber reprend dans l’encyclopédie l’auteur Jonathan Swift avec outre quelques moments clés de son existence, quelques citations célèbres.

Gageons que le mot de la fin pourrait se trouver sur la page 555 qui décrit de manière succincte la vision du future : ‘C’est ce qui manque le plus en politique, des visionnaires. Marx, dont je ne partage pas les idées, avait au moins cet avantage : une vision sur le long terme de l’évolution de l’espèce humaine. Actuellement, le monde est gouverné par des acteurs, ils interprètent les discours que leur écrivent des experts en communication, mais ils n’ont pas de projet global pour leur nation, et encore moins pour leur espèce. Leur vision du futur ne dépasse pas deux ans.’ Il faut donc élargir l’horizon, les horizons et ditto Bertrand Piccard ‘Changer d’Altitude’.

Voila ! Merci de m’avoir lu jusqu’au bout ! J’espère que avez apprécié ces citations, remarques et observations. Peut-être partageons-nous les mêmes ? Peut-être avez-vous des commentaires ? J’attends vos remarques et vos interprétations.

Pardonnez les fautes d’orthographe éventuelles (je ne suis point parfait, ni écrivain ni professeurs de français) comme je pardonnerai les vôtres.

Je retiens de ce roman le message principal qui est pour moi l’écoute de Mère Nature, qui inclus le respect de soi, des autres et des éléments qui nous entourent. Outre l’aspect romanesque et les inserts de l’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, j’ai apprécié un bon divertissement tout au long de mes déplacements pendant le mois d’Octobre.

J’ai été agréablement surpris de voir à la fin du roman que Bernard Werber a apprécié Hans Zimmer et la bande originale du film ‘Inception’ pendant le ‘conception’ de ce roman.

Comme vous l’avez deviné, Hans Zimmer est un de mes compositeurs favori.

Merci à Bernard Werber pour ce roman, en attendant de voir le Tome II paraître et pourquoi pas débattre ou discuter sur les réseaux sociaux ?

Je suis un peu frustré de n’avoir pu prendre part à la séance de dédicace à Bruxelles le mardi 23 Octobre 2012 chez Filigranes car j’étais en déplacement à l’étranger. Peut-être la prochaine fois.

J’ai tenté de rentrer en contact via les trois canaux connus (Facebook, twitter et email) avec Bernard Werber afin de provoquer une rencontre et de parler du roman et autre mais je suppose que son silence est dû à ses multiples activités ou encore à mon enthousiasme ‘débordant’ qui aurait pu l'”effrayer”. Soit. Dommage.

Cordialement,

Martin

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‘Changer d’Altitude’ par Bertrand Piccard : Album photo

@bertrandpiccard Visionnaire et Aventurier

‘Changer d’Altitude’ résumé en photos de la conférence donnée par Bertrand Piccard, au profit des équipes Saint Michel, le jeudi 6 Septembre 2012.

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‘Changer d’Altitude’

@bertrandpiccard Visionnaire et Aventurier Changer D’Altitude

Les équipes Saint Michel(*), menées par leur coordinatrice Elisabeth Van Rijckevorsel, mûrissaient depuis longtemps l’idée d’accueillir Bertrand Piccard pour une conférence à Bruxelles. Pour Elisabeth, ‘Cet illustre personnage s’inscrivait bien dans le cadre de nos activités’. Les équipes Saint Michel caressaient le rêve depuis 2010 (bien avant l’arrivée de Solarimpulse en Mai 2011 à Bruxelles), quand Elisabeth a remis une missive par l’entremise de son papa, Jacques Van Rijckevorsel, ami de Bertrand Piccard. Cette lettre expliquait que chaque année, les équipes Saint Michel demandaient à une personnalité de faire une conférence, dont les bénéfices  seraient affectés aux aux différentes activités. Il fut d’emblée séduit et d’accord sur le principe, ‘il fut plus difficile de trouver une date … C’est finalement fin Juin 2012 (!) que nous avons obtenu la réponse définitive’ nous dira Elisabeth.

En deux mois, toutes les ressources volontaires ont donc mis sur pied la venue de Bertrand Piccard le jeudi 6 Septembre en début de soirée. Profitant de son passage pour différents rendez-vous professionnels, dont la visite des parcs éoliens off shore Belwind (avec 55 turbines à vent de 3 méga watts) sur la côte belge tel qu’illustré ci-dessous (source : tweet @bertrandpiccard); Bertrand a donc réservé sa soirée au profit des équipes Saint Michel pour le plus grand plaisir d’une très large audience dans la grande salle du Théâtre Saint Michel.

(photo) Tweet de Bertrand Piccard illustrant sa visite en Mer du Nord

Avant toute chose, l’on peut remercier toutes les équipes Saint Michel, et féliciter les bénévoles pour toute l’organisation et le travail accompli. Parmi les bénévoles, on peut notamment mentionner Elisabeth Van Rijckevorsel jeune juriste diplômée de l’Université Catholique de Louvain (UCL), qui perfectionne sa formation par un Master complémentaire (L .L.M) au collège d’Europe à Bruges. Souhaitons-lui une carrière fructueuse et enrichissante.

Les conférences précédentes ont eu pour orateur différents profils éclectiques, tels que Eric-Emmanuel Schmidt, Tim Guénard, Jean-Marie Pelt et Colette Nys Mazure. En moyenne, les conférences rassemblent plus ou moins 600 personnes… Hors norme, la venue de Bertrand Piccard, rassembla elle plus de 1200 personnes. En fait, la maman d’Elisabeth nous confiera, tout comme pas mal de gens, avoir envoyé des ‘centaines d’invitations’, en parallèle aux invitations lancées par mail ou encore par la page Facebook des équipes Saint Michel. Un compte twitter pour les équipes Saint Michel fut même créée pour l’occasion, excusez du peu !

Lors de la clôture des inscriptions au matin du jeudi 6 Septembre 2012, ils comptabilisaient 1027 inscriptions en prévente. Avec les tickets vendus sur place, l’audience a grimpée à plus de 1200 personnes, dont un tiers avait moins de 30 ans.

Elisabeth partagera plus tard par email ‘Nous étions vraiment très heureux de l’aboutissement, surtout que beaucoup étaient assez pessimistes quant à son succès vu la taille de la salle, et la communication sur le fil de la venue de Bertrand!‘

Arrivant peu après 17h30 sur place, Bertrand Piccard s’est rapidement mis en place pour les tests usuels d’audio. Ensuite, il profita d’un souper en bonne compagnie d’amis de longue date, à savoir la famille Van Rijckevorsel.

 Bertrand Piccard engageant la conversation avec ses Amis belges.@bertrandpiccard en visite à Bruxelles

Entrée en scène de Bertrand Piccard

Le thème de la conférence portait sur la vision philosophique de la vie, la source d’inspiration pour la vie personnelle et professionnelle de Bertrand Piccard au travers du prisme de ses voyages aériens. Le titre « Changer d’Altitude » nous emportait d’emblée pour un voyage aéronautique métaphorique doublé d’une approche philosophique..

La conférence démarra donc sur l’introduction de Bertrand Piccard par les équipes Saint Michel. Il commencera par remercier le public nombreux ainsi que les nombreux sponsors de la soirée. Il est indubitable que ses liens affectifs et professionnels avec la Belgique sont nombreux.

Bertrand Piccard mettra en exergue ‘la pratique du changement d’altitude’, pour faire face aux aléas de la vie. Il faut apprendre à lâcher du lest, de s’insérer dans les bons courants en fonction des moments et des événements de la vie. Faire fi de ses croyances, des stéréotypes, des vérités établies. Il faut des fois aller à l’encontre de ce qu’on pense, opter pour l’inverse de ses croyances. Ces grands principes de vies ont permis à Bertrand Piccard de ‘soulever les montagnes’ et réaliser l’impossible dans ses nombreuses aventures. Il faut trouver son point d’équilibre, son ‘ying et yang’, tel qu’illustré dans son livre ‘Trace dans le ciel’ (page 166).

Vue intérieure de l'Orbiter, sorte de ying yang

“De l’autre côté du hublot givré, se trouve la lumière d’un soleil levant. De l’autre côté de la peur viscérale de l’inconnu, se trouve l’esprit d’aventure”

L’audience buvait littéralement les paroles de Bertrand Piccard et ce n’est que plus tard que le public réagira. Lâcher du lest, changer d’altitude; d’accord mais à quel prix dirons certains d’entre nous ? Et est-ce faisable pour l’ensemble des participants qui ont tous des ancrages familiaux, des histoires, des responsabilités etc. L’on regrettera simplement que Bertrand Piccard ne s’attarde davantage sur sa propre vie. A-t-il changé d’altitude en dehors de ses voyages aéronautiques ? Gageons que le plus important était pour l’orateur de lancer l’idée et laisser tout à chacun à sa propre réflexion philosophique sur sa vie et son cheminement.

 Pendant sa conférence, Bertrand Piccard émettra et exhortera le public à fonder ‘l’Union des Individus’ : ‘On a fait des unions de nations, des unions de pays comme l’Europe, les nations unies…mais ce sont des rassemblements de minorités car la majorité des gens ne se retrouvent pas dans ce qui est proposé. Aujourd’hui, ce qu’il manque, c’est une Union des Individus. Si tous les gens qui ne se reconnaissent pas dans les projets actuels s’unissaient dans une Société des Individus, demain, ils prendraient le pouvoir’.

Propos étayés par l’exemple ô combien parlant de l’aventure Solarimpulse, il faut une solide équipe motivée, chaque individu compte pour le succès de la mission. Le grand public appréciera la grande ouverture d’esprit de l’équipe que Bertrand Piccard chapeaute, ainsi que la transparence vis à vis du public, tout comme l’accès détaillé à toutes les étapes du projet.

Sur quoi le participant @chaos_be (un ancien utilisateur des Médias Sociaux) nous confiera ‘Juste un bémol, dans ce cas, il y aura probablement autant de projets que d’individus et le projet commun risquerait non de sublimer l’ensemble mais de se limiter au plus petit commun dénominateur. Car hélas, la majorité est quand même sacrément médiocre et égoïste. Mais pourquoi pas, le concept est utopique mais beau.’ A méditer.

Le public toujours acquis à la mission et aux objectifs de Bertrand Piccard, fut également conquis par le charisme, l’ouverture au dialogue et la jovialité de Bertrand Piccard, qui développera tout au long de sa présentation sa vision philosophique de la vie, au travers de ses aventures et périples. Ses propos richement illustrés par des photos clés, furent également parsemé d’anecdotes dont je cite :

    • Piccard décrira les propos de son acolyte André Borschberg qui lors d’un des premiers vols de Solarimpulse s’exclama ‘C’est fantastique, plus je vole plus les batteries se chargent’. Et Piccard de renchérir ‘un comble pour un ancien pilote de chasse, trop habitué à utiliser sa jauge à carburant comme ventilateur, tellement elle descendait vite’ !

Solarimpulse - Thumbs Up !
Le duo de choc, le tandem des défis ‘impossibles’, Bertrand Piccard et André Borschberg (malheureusement absent), tel qu’illustré par Bertrand Piccard.

  • Piccard nous fera part d’une de ses nombreuses observations. Après plusieurs tentatives infructueuses avec les ballons Orbiter, il réussit finalement l’exploit tant convoité. Lors de la conférence de presse, un des journalistes lui demanda ‘Comment expliquez-vous votre réussite alors que tous vos concurrents on échoués?’. Piccard de réponde, après une courte réflexion : C’est la “Théorie des abeilles”. Stupéfaction de la part des journalistes ce jour là car ils ne comprennent pas et éclat de rire de la part du public belge ! En fait, Piccard soulignera que tout comme lui au début, les concurrents recommenceront encore et encore leur essais, sans revoir leurs nombreuses prises de position…. ce qui les mèneront à chaque fois vers l’échec… En observant les abeilles sur sa terrasse semi fermée avec une baie vitrée, il vit un grande nombre d’abeilles mourir car elles tentaient inlassablement de franchir la baie vitrée (le ciel s’y reflétant)… ce qui les menaient à leur perte. Au contraire des abeilles, les guêpes tentaient chaque endroit de la baie vitrée, changement constamment d’endroit pour ré-itérer une nouvelle tentative. Cette leçon de Mère Nature inspira Piccard, qui l’appliqua en ‘changeant d’Altitude’ son ballon Orbiter au travers de son périple, tentant constamment une nouvelle approche. La “Théorie des Abeilles” était née.
  • ‘Changer d’Altitude’ Oui mais en écoutant les avis et instructions de l’équipe et au bon moment ! Telle fut la leçon de Piccard lors de son périple en ballon. Trop fier d’avoir pu grimper dans un courant rapide (genre jetstream), il apostropha l’équipe au sol en indiquant sa vitesse… Réponse directe de l’équipe météo : ‘Nous ne t’avons jamais dit d’accélérer !’ . Piccard de renchérir ‘Au diable, on avance plus vite, n’est-ce pas là le principal ?’. En fait non, l’équipe lui expliqua qu’aller trop vite aurait précipité le ballon dans une dépression qui l’aurait fait tourner en rond et permettre l’objectif ultime du Tour du monde. Piccard appris de cette erreur en appliquant les instructions de l’équipe, en ralentissant le ballon, afin d’arriver au bon moment dans le prochain courant et de pouvoir continuer l’aventure. La leçon à retenir est que oui l’on peut changer d’altitude mais pas à n’importe quel moment, ni en faisant fi des observations, remarques ou instructions de ses proches. ‘Tout vient à point qui sait attendre’ disait l’adage bien connu.

Solar powered airplanes fly since 30 years... Les avions solaires volent depuis plus de 30 ans…

Ensuite, Bertrand Piccard montrera un court film retraçant les étapes clés de Solarimpulse notamment. (Les vidéos de Solarimpulse) Solarimpulse marchant sur les traces des initiatives solaires concrétisera le rêve fou de faire voler un aviation avec uniquement de l’énergie solaire.

Questions du public à l'intention de @bertrandpiccard

La conférence se termina par une séance de questions-réponses, portant notamment sur l’empreinte écologique de Solarimpulse (auquel Bertrand Piccard rétorqua, si je peux résumer ‘Solarimpulse a une empreinte écologique certes, c’est indubitable mais c’est un investissement pour réduire voire annuler l’empreinte écologique d’autres dans le futur’), la transformation de la société économique, les tenants et aboutissants des projets industriels et la société de consommation.

Cela était sans compter les dernières nouvelles du second prototype en cours de construction (HB-SIB). En effet, suite à des soucis lors d’un test mécanique, une des pièces importantes a cédé, ce qui retardera la mise en place du second prototype. Bertrand Piccard soulignera, ‘nous perdons un an’. ‘Non, en fait nous gagnons une année car cela permettra au premier prototype (HB-SIA) de faire d’autres voyages.

Bertrand Piccard faisait allusion à l’information relayée plus tôt dans la journée par les médias et insérée dans la ‘TimeLine de twitter par Michel Vandermeuter (Pilote privé et Employé) -cfr illustration ci-dessous-, supporter de Solarimpulse ; comme quoi Solarimpulse volera en Amérique ou en Asie en 2013 (source : RTS), ‘tout dépendra de ce que nos partenaires souhaitent’ confirmera Piccard à l’audience.

(photo) Tweet de Michel Vandermeuter

Malgré une organisation très réussie, le public restera un peu sur sa faim quant à la conclusion de la conférence et le trop peu de questions/réponses. Il était utopique de penser couvrir ce vaste sujet pendant ce court laps de temps. Gageons que cela n’a en rien gâché au plaisir du public qui était venu en grand nombre, ne nous le cachons pas pour apercevoir un des héros des dernières aventure de Solarimpulse, partager l’aura de cet ambitieux projet, s’inspirer d’un Grand Homme et non peut-être pour recevoir un exposé trop philosophique. Preuve en est la ‘standing ovation’, tel qu’illustré ci-dessous, faite à Bertrand Piccard, sous un tonnerre d’applaudissements pendant de longue minutes.

Standing Ovation pour @bertrandpiccard !!

(photo) Standing ovation pour Bertrand Piccard, de la part des 1200 personnes présentes dans le public.

@bertrandpiccard Piccard concluant la conférence.
Bertrand Piccard de conclure que dans les mois et années à venir, le projet Solarimpulse se tournera davantage vers l’humanisme et moins vers l’aéronautique et l’aviation.

Non content d’aider les équipes Saint Michel, il faut aussi souligner que Bertrand Piccard a offert ses droits d’auteur, pour les 200 copies de son Livre ‘Une trace dans le ciel’ vendues sur place.

A la fin de la conférence, Bertrand Piccard pris encore plus de 45 minutes pour un bain de foule et la dédicaces des livres vendus lors de la soirée… Outre la précieuse signature, il arrivait des fois que des participants lui fasse part d’une remarque plus par personnelle (J’ai bien connu votre papa, j’ai volé avec votre collègue, j’ai vécu en Suisse et bien connu telle personne…) Ne dit-on pas que le monde est un village … Les quelques photos ci-dessous illustrent ce moment privilégié.

(Longue) Séance de bain de foule et de dédicaces avec les nombreux participants Piccard proche des participants, prenant le temps de discuter
(Longue) Séance de bain de foule et de dédicaces avec les nombreux participants  L’apanage des Grands Hommes : La séance de dédicace !

Je conclurais en reprenant la citation ‘La passion n’a de valeur que si elle est faite dans le partage, pour tous, vers tous’ qui synthétiserait cette agréable soirée, partagée dans la jovialité, les espoirs et les rêves que Bertrand Piccard nous apporta. Gageons que les Amis belges et le grand public n’attendra qu’une chose, que la suite de la conférence soit organisée !

Pour information

Quelques photos de la conférence sont disponibles dans l’Album ‘Changer d’Altitude’, afin de se remémorer cette soirée altruiste.

Il est bon également de noter que l’on retrouvera Bertrand Piccard dans l’émission d’Adrien Joveneau  (RTBf)  ‘Les Belges du bout du monde’, qui fut enregistrée le vendredi 7 Septembre et qui sera diffusée ce dimanche 16 Septembre 2012. A vos postes  donc entre 9 et 10 heures sur la Première … Une fois diffusée, l’émission sera disponible sous format podcast.

Plus d’information concernant Bertrand Piccard sur http://www.bertrandpiccard.com

Le site de l’aventure Solarimpulse http://www.solarimpulse.com

Merci à Bertrand Piccard et la famille Van Rijckevorsel pour leur accueil ainsi qu’à Elisabeth Van Rijckevorsel, @mvandermeuter et @chaos_be pour leur précieuse collaboration.

(*) Qui sont les équipes Saint Michel ?

Fondées, il y a bientôt 50 ans, par le Père André Roberti s.j., les Equipes Saint-Michel rassemblent jeunes, moins jeunes, personnes valides et moins valides, familles et solitaires dans l’envie de rencontrer l’Autre, sa différence et sa richesse. Elles se réunissent chaque année pour un grand pèlerinage à Lourdes dirigé par le père Charles Delhez s.j. (avec cette année 262 participants) et pendant l’année, à l’occasion de weekends à la campagne (20 et 21 octobre 2012) et à la mer (16 et 17 mars 2013) et d’après-midis festifs.

Participer à un rendez-vous des Equipes permet aux jeunes de rencontrer la différence par l’entraide et l’amitié. La personne handicapée, bien qu’entourée par le jeune, le guide et l’emmène un pas plus loin sur le chemin de la vie.

De plus, les Equipes ont cette spécificité d’être gérée par des jeunes qui sont aidés par des adultes. Cinq staffs œuvrent au succès de nos activités : l’Animation est responsable de l’animation festive et spirituelle, l’Entre-Lourdes fait le lien entre tous, l’Equipes News se charge de la rédaction du journal bimensuel, et enfin, la Coordination et le Matos qui veillent au bon déroulement de toutes nos activités. Aujourd’hui, plus de 30 jeunes (17-22 ans) s’investissent dans un staff des Equipes Saint-Michel.

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Why Solarimpulse’s return to Brussels is not a failure

Why, in my humble opinion, Solarimpulse’s return to Brussels is not a failure but rather an aborted attempt to reach french airport Le Bourget.

Background information

Since its beginning, I have been a fanboy of the Solarimpulse project initiative powered by two leaders : Bertrand Piccard and André Borschberg.

Not only their are passionate, they provide a thorough reflexion on today’s world ability to waste energy and pollute mother Earth. At least, these two adventurers are doing something to try moving mountains amongst common people and elected officials.

On friday May 13th, I was fortunate to attend Solar Impulse (HB-SIA) landing at Brussels Airport. I was even more fortunate to meet Bertrand Piccard and André Borschberg onsite in Hangar 117 thanks to the Bloggers ‘Up close tour’ and Morning breakfast.

André & Bertrand are not showing off or reluctant to share anything, they are aligned with their reputation of sharing a clear vision, dream and passion : change people’s habits and way to consume energy.

All along the Solarimpulse’s journey, since the drawing and proof of concept til the raising of prototype of Solarimpulse 1 (HB-SIA) and the forthcoming prototype 2 (HB-SIB), it was quite clear and communicated that this piece of technology was a prototype and a conveyor for messages, ideas and hopes. (not to replace common civil aviation nor host passengers).

(Attempt) Journey from Brussels (EBBR) to Le Bourget (LFPB)

Since its arrival in Brussels, it was the plan to fly then over to Le Bourget.

As clearly stated on its flight plan (see example from Flight plan to Brussels) it is an experimental flight. Not only this aircraft operates under heavy safety rules, it must also obey its design and blueprint limitations.

Yesterday, saturday June 11th was not only important to me as it was my youngest son birthday but also because Solarimpulse was going to attempt its second international flight to Paris. Now, besides being a fanboy, I have like all most of us only access to public information, whereas official press would have more insight information.

I understood from the feed on their internet website and the twitter feed from Solarimpulse and André Borschberg (the pilot) that after a many simulations and math, the team decided to move ahead and give the green light for departure.

Now weather conditions were quite challenging but the Solarimpulse team decided to reasonably going ahead and continue with the take off.

After take off, it seems that Eole was not really helping the team nor the pilot to fulfil their objective to reach Paris. On top of that, the aircraft gear wouldn’t go up and had to stay down, which also had an impact on its speed. C’est la vie …

Just before heading to bed, I ‘sadly’ heard the news that Solarimpulse was meant to head back to temporary base in Brussels (there is another myth that claims that André Borschberg was hungry and couldn’t wait nor resist Belgian food and hospitality… but that’s another blog entry).

Indeed, based on facts and figures, the Solarimpulse team (which includes the pilot of course) took the wise and clever decision to abort first temptative to reach Paris.

Kudos to the team for their sound wisdom and attitude for not listening to the outside pressure and temptation to carry on this test flight to Paris.

After all, what does matter the most ? The pilot’s life and the prototype aircraft in which so many people and crew invested time, energy, hopes (not to mention financial investment & money !). So was it the right decision ? Of course it was ! They are not there to jeopardize anyone safety nor the aircraft structure. I was relieved to hear André landed safely and I went on with sweet dreams…

This morning, when I woke up, I was really upset on some of the news I have read and seen. Most journalists powered by so called reliable press sources are first misusing the word ‘failure’ too many times and providing inaccurate or even made up information !

>The Swiss info is highlighting technical failure which, based on the public information is not correct. Also, journalist like round number but the SIA data is inaccurate, there are not 12000 solar cells on Solarimpulse but 11628 cells… shouldn’t journalists check their sources and most important read the official press releases ?

> Journalist, get forgiven and adopt a cell today !

  • Even last friday, AFP was mentionning that Ela Borschberg, the son of André was reporting ….(..) when Ela is his daughter…
  • Another press release was mentionning that Solarimpulse was sponsored by the European Union.. as far as I can tell and to the best of my knowledge, this is not the case. It’s faulty information as Solarimpulse is living on private and other sponsor funding. The fact the EU flag was added on aircraft is due to its visit to European HQ in Brussels but does not provide financial endorsement… Again wrong information… (I bet team would be thrilled to have more political commitment and funding but that’s another debate).
  • . . .

That’s just an excerpt of the misleading and negative information broadcasted through professional channels.

The failure would thus have been to loose not only the pilot and/or the aircraft…

That’s the reason why in my humble opinion, this saturday whereabout was not a failure but rather an aborted attempt.

After all, the common safety rule ‘better safe than sorry’ must be used at all times.

My five cents from a local belgian fanboy who wanted to thank Solarimpulse team for their great work and encourage them for the second and hopefully successful attempt to Paris.

After all, quoting Bertrand Piccard ‘They are more knowlegeable’ now as they learned from new conditions and this first journey attempt to Paris….

All the best,

Martin Gillet

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